‹ OEuvres complètes (volume 3)Chapitre 267 sur 400 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

Le duc, La PRINCESSE.

LE DUC, îri.

Ferme ! Voilà le moment d'aborder la question.

LA PRINCESSE

Je ne suis pas fâchée de vous parler en secret.

LE DUC

Est-ce que vous auriez quelque confidence à me faire ?

Non , depuis long - temps vous connaissez tous mes

secrets. Vous le savez, je ne dissimule jamais avec mes

amis.

LE DUC

Oui , mais vous l'élendez beaucoup , ce cercle de vos amis.

LA riUJNCESSE.

Allons , vous me prouvez que l'amitié est presque aussi jalouse que l'amour.

LL DUC

J'en conviens ; et je ne puis souffrir que vous ayez donné votre confiance à Salvador. C'est un homme qui vous trompe, je vous en avertis encore.

LA. PRINCESSE

Je n'ai point de raison de le croire.

LE DUC

{^ A part.) Elle ne m'impose pas silence. Nous verrons. (^Haiit.) C'est le plus grand intrigant de la terre. Sous l'extérieur de la prud'homie , je suis convaincu ([u'il cache un cœur faux,

LA PRINCESSE, froidement.

Je n'ai jamais vu dans lui qu'un homme pieux.

LE DUC

Pourtant il est très -lié avec Alhéroni. { A part.) J'aurai de la peine à l'émouvoir. i^Haul. ) Et cet Alhéroni, tout en vous mettant de moitié dans son intrigue pour le mariage du roi , vous a peut-être conduite dans un précipice.

LA PRINCESSE

Qui peut vous doimer cette itlée ?

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