ACTE IV, SCÈNE IX
LA. MARQUIS F
Elle était dans un état horrible; elle a pleuré....
Bon! quand les femmes pleurent , c'est très-bon signe,
LA M A RQUISF.
Comment, bon signe! que voulez-vous dire?
LE DUC
Eh oui, cela prouve qu'elles ont le cœur tendre.
LA 3IARQUISE.
Vous avez une opinion des femmes...! Ah! comme on s'aperçoit bien que vous avez été de la société du <luc d'Orléans.
LE DUC
Pour en être, il faut avoir de l'esprit, et c'est un avantage que tout le monde n'a pas.
LA MARQUISE
Cette chère princesse! je l'ai laissée dans un état à faire pitié... Oh! je suis sûre qu'elle aura ses attaques de nerfs; et cela me fait un mal, à moi !
LE DUC
Oui , vous avez mal à ses nerfs ?
LA MARQUISE
Le persiflage vous convient bien..^! En vérité, si je me laissais aller à mon indignation, je ne sais pas ce que je vous dirais.
LE DUC
Mais, calmez-vous donc; voilà une colère qui dérange tous vos jolis traits , et qui vous rend à faire peur.
LA M\r, Qll ISF.
Vous êtes un monstre ! un ingrat! Vous ne connaîtrez jamais, ni la pitié, ni l'amour, ni la reconnaissance.
LE DUC
Pourquoi pas ? Je m'ennuie souvent. C'est une bonne chose à essayer. Cependant, il faut que mon cœur ne soit pas fait comme le vôtre ; car je vous jure que rien ne me rend insensible.... comme une femme sensible.