SCÈNE XVI
' La princesse, ÉLÉONORE, DESTOUCHES.
Oui, ma chère tante, tout le château est dans une; grande rumeur.
LA PRIIVCESSE.
Et vous dites que c'est pour l'arrivée de la reine ? c'est impossible. Cependant s'il était vrai.... Et aucun de mes amis ne se trouve ici : mais où sont-ils donc? Mais qu'est devenu tout ce monde qui remplissait hier cet immense salon? la marquise du moins, ne devraitelle pas être près de moi ?
ELEONORE, montrant Destouches.
Tenez, ma tante, voilà un monsieur ([ui pourra vous apprendre quelque chose.
LA PRINCESSE
Monsieur Destouches ! Vous ici , à cette' heure ?
/4o8 LÀ PKINCESSE DES URSINS.
DESTOUCHES
Oui, madame, et je désirais même vous rencontrer.
ÉLÉONORE
Ah! matante, si monsieur vous annonce quelque nouvelle , vous pouvez le croire.
LA PRINCESSE
Pourquoi donc?
Dès son arrivée, il m'a prédit que je n'épouserais pas le duc dePopoli , et je ne l'épouserai pas. {^Gaiment.\ Oui , monsieur, il m'a refusée.
LA PRINCESSE
Quoi! monsieur, vous aviez annoncé à cette jeune personne que ce mariage ne se ferait pas?
DESTOIJCHES.
Oui , madame, j'ai voulu consoler deux jeunes amanls ({ui se désespéraient.
E le; O ]V O R E , mettam le doigt .sur sa boucbe.
Chut ! vous allez nous trahir.
LA PRINCESSE
Ah! vous étiez avec le jeune Léon ? {^A Deslouches.) Mais comment avez-vous pu savoir?,...
UESTOUCHES.
Hélas! madame, je puis maintenant vous dire ce que l'abandon dans lequel vous vous trouvez aurait dû vous faire pressentir.
LA PRINCESSE
Je ne vous comprends pas.
13 ES TOUCHES
Pardonnez-moi, si je. blesse votre cœur; mais \n\