ACTE V, SCÈNE V
touches, bas^k\\\ monsieur, les vilaines gens, ils n'ont fait que dire du mal de ma tante.
LÉON
J'ai eu besoin de toute ma patience, et sans la crainte de compromettre....
DESTOUCHES, bas.
Eh bien ! pour vous venger , je vais leur en faire dire du bien.
LA COMTESSE
Comment , monsieur , avez-vous pu laisser madame <les Ursins dans l'antichambre ; on dit que sa démarche «st inutile, et sa fierté....
DESTOUCHES
N'a point à souffrir, elle est entrée chez la reine.
LE DUC, LA. COMTESSE, LA MARQUISE, ensemble.
Chez la reine !
ÉLÉONORE
Oh! que je suis contente!
LÉON
L'excellente nouvelle ! On connaît le charme de son €sprit....
DESTOUCHES, bas aux jeunes gens.
]Mes amis , ne vous flattez pas ; mais laissez le champ libre à leurs conjectures.
LE DUC, à Destouches.
Comment! la princesse a pu parvenir ... Mais savez-vous qu'elle pourrait déranger le but de votre négociation ?
DESTOUCHES, froidement.
On a vu des choses plus étonnantes. [^ A part S) Ecoutons-les bien pour mon instruction,
» LA CO MTESSE.
La princesse a un esprit si séduisant, qu'il serait bien possible qu'elle se tirât de ce mauvais pas.
LA MARQUISE
Je sais , moi qui lui trouve tant de qualités aimables, qu'à la place de la reine, je ne pourrais lui résister.
LE DUC
En effet , c'est une femme qui réunit les plus brillants avantages : malgré cela , j'ai bien de la peine à croire que cela se raccommode.
LA COMTESSE
Beaucoup de seigneurs en disaient autant lors de sa première disgrâce ; et vous savez pourtant qu'elle s'en est fait un triomphe.
LE DUC
Oh ! quant à cela , elle possède un genre de séduction
LA MARQUISE
Toute l'Espagne la croyait perdue ; forcée d'aller en France....
LA COMTESSE
Elle parvint à se faire un ami de Louis; et si madame de Maintenon ne se fût pas trouvée là , je suis convaincue qu'elle eût rempli sa place.
LE DUC
Il est de fait qu'elle n'a pas son égale dans le monde.