SCENE XX. Gi
VFRSAC.
Mais enfin, monsieur, quand on est de garde....
BELA.MI
Vous êtes de garde!... Madame la marquise, il ne j)eut pas manquer à son service.
LA. MARQUISE
Mes précautions sont prises à ce sujet.
BEL AMI
Mais son colonel....
LA MARQUISE
M'a chargé de lui annoncer qu'il lui donnait un congé (le deux mois.
BEL AMI
C'est bien différent!
VERS AC
C'est très-bien, madame; mais pour ma tranquillité, il faut absolument que cette lettre parte.
LA BIARQUISE.
Elle ne partira pas. Il veut nous échapper.
VER SAC
Ah! madame, je suis bien loin d'en avoir le désir. Je me trouve trop heureux près de vous.
LA MARQUISE
Je ne vous crois pas.
VER SAC
Si VOUS pouviez lire dans mon cœur, vo'us sauriez que je n'ai pas de plus grand désir que de passer ici mes jours.
LA MARQUISE
Vous me le prouverez en ne me quittant pas.
Gi L'OFFICIER ENLEVÉ.
VERSA C
Mais pourrai- je espérer, à mon tour, que vous aurez quelque plaisir à me voir?
ROSETTE, à la marquise.
Comme ce petit ours s'apprivoise!
LA MARQUISE, à Rosette.
Je commence à le trouver aimable.
BELAM J.
Ainsi la lettre....
LA MARQUISE
Ne partira pas, à moins que je n'en sache le contenu.
BELA MI
Madame a raison : c'est la discipline des prisons. Jamais lettre n'en est partie cachetée. {^Â la marquise. ) Et si madame la marquise m'en donne l'ordre....
LA MARQUISE
Tu peux l'ouvrir. J'ai un droit entier sur toutes ses actions.
VERSAC
Et même sur sa personne.
BELAM I , lisant.
« Mon colonel (// salue^ , je ne puis monter demain (c ma garde. J'ai été enlevé, il y a deux, jours, par une ce femme charmante , qui me retient prisonnier dans (( son château. Cette aimable femme est la marquise « d'Â.lbon.