JULES VERSAC. » LA M ARQUISE
Versac ! ce n'est pas.... Je suis perdue!
VERSA c.
Non , madame , c'est une légère erreur. A cela près que je ne suis pas aussi savant que mon camarade , je crois le valoir au moins par le rang et la fortune.
LA MARQUISE
Ah! monsieur, quelle est ma confusion!...
VERSAC
Bon! ces choses-là arrivent tous les jours; et tout s'arrange très-bien.
LA MARQUISE
Recevez mes sincères excuses. Dès demain, je vous fais reconduire.
VE R S A C
Oh! non, madame, je ne vous quitte pas. On m'a fait l'honneur de m'enlever.
LA MARQUISE
Eh bien ! monsieur ?
()4 t;offic;ier enlevé.
VERSAC
Eli bien! madame, il me faut une réparation.
LA MARQUl'SE.
Une réparation!... je ne vous comprends pas.
RUSETTE, à Belami
Il l'entend très-bien, le fripon.
LA MARQUISE, plus embarrassée.
Il me semble que les excuses d'une méprise....
VER SAC
Des excuses pour un enlèvement! Et ma réputation, madame ? On a aussi sa réputation.
LA MARQUISE
Comment! monsieur, votre....
VERSAC
Eh bien! si vous l'aimez mieux, notre réputation.
ROSETTE, à Belami.
Ah! ma foi, il serait bien singulier que ma mai- Iresse....
VERSAC
Si jamais pareille chose me fiât arrivée , si j'avais enlevé; une.jeune personne aux yeux de tout Paris, je m'empresserais de réparer cet outrage en la conduisant à l'autel.
L A MARQU ISE.
Je vous entends, monsieur; vous voulez me punir de mon imprudence; et la situ.ltion pénible oii je me trouve....
VERSAC
Non, charmante marquise, comptez sur un secret inviolable ; mais ne m'ôtez ])as l'espoir que revenu de