SCENE II
JULIE, DOLBAN, MARIE.
■yt., MARIE.
Eh bien! monsieur, êtes-vous satisfait?
DOLBAN.
Encore monsieur! mais dis donc, mon frère. Avec ton respect hors de saison , je suis étonné que Valcour n'ait pas deviné vingt fois notre déguisement : il est vrai qu'il n'est jamais h la maison. Est- il rentré cette nuit ?
MARIE
Oh! il y a long-temps; il dort maintenant d'un profond sommeil.
DOLBAN.
C'est cela; comme les gens de qualité , il fait de la nuit le jour, et du jour la nuit.
MARIE
Ce n'est pas sa faute ; il ne voit que des gens de qualité.
JULIE
Que voulez -vous, mon père, il est aimable, on le désire partout, on l'entraîne....
DOLBAN.
A sa perte... ou plutôt il y est arrivé. Puisque, de sa pleine autorité , il m'a créé son intendant , j'ai pris la liberté de voir ses créanciers.