JULIE, MARIE, EUGÈNE, DOLBAN
MARIE, feignant de gronder.
Eh bien î ma nièce, que faites-vous donc.-^ Comment,
la table n'est pas préparée? c'est donc ainsi que vous
exécutez mes ordres?
Comme elle est donc méchante ce matin, ma bonne Marie !
MAllIE.
Je dois l'être: quand vous avez la bonté de recevoir chez vous toute ma famille , ne doit-elle pas se rendre utile ?
EUGÈNE. «^-
Voilà une grande bonté! ce que je ferai pour les tiens, compensera-t-il jamais les soins que tu as pris de mon enfance?... Allons, ma petite bonne, ne nous gronde plus; et mettons-nous à table.
MARIE, à paît.
Et vous ne voulez pas qu'on aime ce garçon-là (*).
JULI E
Vous êtes-vous bien amusé hier chez ce seigneur étranger, où vous avez dîné ?
EUGÈNE
J'ai passé une soirée charmante; tout le monde était d'une gaîté... il est vrai que j'ai contribué beaucoup à son amusement par la plaisanterie la plus originale...
I) OLE AN
Oh! je sais bien que vous êtes extrêmement plaisant.
EUGÈNE
Il est malin, monsieur l'intendant.
(*) Ils se mettent autour d'une table à thé, dans roidrc suivant: Dolban, Jnlie, Marie, Eugène.