‹ OEuvres complètes (volume 3)Chapitre 81 sur 400 · SCENE XXI. ii · texte numérisé non relu

SCENE XXI. ii

EU G ÈNE.

Pour vous faire part d'une aventure unique, incroyable.

MARIE

D'une aventure avec cette dame ?

EUGÈNE

Eh bien ! monsieur l'incrédule, qui regardiez comme impossible le débit de mes billets , apprenez que tous sont placés, qu'en voilà l'argent, et que c'est une Anglaise qui sera ma femme.

DOLBAN.

Vraiment!... ma foi , oui, voilà la somme.

MARIE

Ah î que vous êtes heureux , mon cher Eugène ; cela ne peut être qu'une femme riche , pour avoir mis une aussi grosse somme....

Pour m'obtenir? Tu crois donc que je ne vaux pas (Quatre-vingt-dix mille francs?

DOLBAN.

Moi , j'ai pu vous le dire tantôt ; mais je suis certain maintenant que vous valez mieux. Quant à cette Anglaise, on peut croire...

EUGÈNE

Que c'est mon mérite qui a pu l'engager à faire ce petit sacrifice.

» MARIE

Il faut absolument l'épouser.

EUGÈNE

Tu crois? Cela me conviendrait assez. Une femme

immensément riche, et qui espère bien que je lui ferai le plaisir de la ruiner.

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