SCENE XXL 1J
DOLIi A.N.
C'est bien peu de chose. Et cette demoiselle connailelle votre amour?
EUGÈNE
Je crois bien qu'elle s'en doute un peu... Mais, mon cher ami, vous n'en saurez pas davantage: j'ai de tn)|) bonnes raisons pour me taire.
DOLTî AN, à part.
llcroit me cacher quelque chose. {Haut.) Tenez, malgré tout votre grand amour pour ce tendre objet, que je ne connais pas, je vous invite à songer au solide , à votre Anglaise.
EUGÈNE
Comment pouvez-vous me conseiller vous-même }...
MARIE
Vous seriez un grand fou de manquer ce mariage.
DOLB A w.
Dans un moment oii l'argent vous est absolument nécessaire.
EUGÈNE
En effet , si je pouvais disposer de cette somme , j'aurais bientôt arrangé toutes mes affaires. Mon premier devoir serait de secourir mon oncle : je lui donnerais d'abord quarante mille francs. Je doisvingtmille francs à peu près; je paierais mes créanciers, et je disposerais du reste en faveur de ma bonne Marie, celle qui m'a servi de mère, pour passer une douce vieillesse ,et doter l'aimable Julie.
Dor, B AN.
Mais vous ne gardez rien pour vous ^
EUGÈNE
Moi, je ne dois rien avoir; on ne veut que la personne, et je la livre.
Ah ! mofi excellent Eugène , comme il est généreux ! Je cours annoncer cette bonne nouvelle à Julie... quelle sera Isa joie !
DOLBAN.
Et moi, je vais m'occuper de vos affaires. {^Bas à Marie.) Allons-nous-en bien vite; car si je reste un moment de plus, je vais lui sauter au cou.
(Il sort.)
SCÈJNE XXII.