ACTE 111, SCÈNE XYl. i
EDMOND, fro idem eut.
Est-ce là tout ce que je dois attendre de cette belle amitié ?
L J : CHEVALIER
Oh ! j^ ne nie laisse pas décourager par les obstacles. J'ai de riches connaissances, des protecteurs; reprends un peu de calme, je vais courir pour toi, et aussitôt que j'aurai de bonnes nouvelles je viendrai te les apporter.
EDMOND, amèiement.
Mais quand? Sera-ce demain, au banquet où je réunis tous mes amis.
LE C H E VA LIER
Oh ! non : je suis amant passionné des plaisirs ; mais quand il le faut, je sais les sacrifier à mes amis.. Au revoir, mon cher Edmond, tu entendras bientôt parler de moi ; je ne te dis que cela. L'amitié , la reconnaissance , c'est le devoir d'un homme juste, c'est le charme le plus délicieux d'une ame sensible.
( Il sort vivement. )