‹ OEuvres complètes (volume 4)Chapitre 106 sur 362 · SCÈNE XYIII · texte numérisé non relu

SCÈNE XYIII

ZERBELIN, FLORESTINE, sans être vue.

ZERBELllV, pailant très-haut.

Ail î perfide CamiUe! vous vouliez me chasser de cette maison. ^

FLORE STINE.

Il parle de nous. Ecoutons.

( Elle se cache derrière une statue.) ZERBELllV;

Et vous, adroite Florestine , vous étiez sans doute du complot ?

Quel complot ?

ZERBELIN.

Mais, grâces au ciel! c'est moi. qui ai trouvé le moyen de me délivrer de vos aimables personnes.

FLORESTINE

Ah! nous verrons.

i58 L'ENFANT PRODIGUE.

ZERBELIN.

Je ne puis m'empêcher de rire de la mine qu'elles vont faire , quand elles vont apprendre la ruine prétendue d'Edmond.

FLORESTINE

Comment sa ruine prétendue?

Z ERE EL IN

Il semble que le fripon de banquier chez lequel il avait quelques fonds ait manqué tout exprès pour seconder notre supercherie.

FLORESTINE

Une supercherie ? ah ! ah !

ZERBELIN.

Il nous a suffi de dire que toute notre fortune était dans ses mains , tandis qu'il n'en avait pas la dixième partie.

FLORESTINE

Tout cela est bon à savoir.

Pourvu qu'Edmond n'aille pas me démentir. Mais non, il m'a juré par l'honneur qu'il ferait paraître le plus grand chagrin.

FLORESTINE

On veut donc nous éprouver?

ZERBELIN.

Oh! il me tiendra parole. Déjà , grâce à notre ruse, il a démasqué le bon sénéchal et l'aimable chevalier D'Arbois. Comme ils ont donné dans le piège ! ali ! ah! ah!

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