‹ OEuvres complètes (volume 4)Chapitre 110 sur 362 · ACTE III, SCÉ]SE;XXI. i()r · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÉ]SE;XXI. i()r

jnoposer de partager votre fortune ; il n'acceptera pas; car , grâces au ciel , malgré vos grands biens , malgré la perle qu'il vient jd'éprouver chez votre banquier, il est dix. fois plus riche que vous.

CAMILLE

Comment sais-tu cela ?

FLORESTINE

Cette ruine, qui effraie tant le chevalier d'Arbois , n'est qu'une ruse inventée par Zerbelin pour nous éprouver tous. D'après ce que j'ai entendu de lui-même, et sans qu'il me vît , il est furieux de ce que vous avez voulu le forcer à s'éloigner ; et pour preuve que tout ce qu'il a dit de mal de nous n'est pas une calomnie, il a proposé cette épreuve au jeune Edmond , qui va faire le désespéré. Vous voyez quel est le but de ce maudit troubadour. Il se réjouit d'avance de voir nos figures. Eh bien , il les verra; et , puisque nous avons affaire à des gens d'esprit, nous leur prouverons que nous en avons dix fois plus qu'eux.

CAMILLE

Je suis ftichée de tout ce que tu m'as dit; j'en veux à Edmond de douter de la sincérité de mon cœur.

^ FLORESTINE

Et qui ne connaît pas , madame , votre désintéressement? Vous arriviez à l'instant pour lui offrir....

CAMILLE

Oh ! tout ce que je possède.

FLORESTINE

Je l'ai vu tout de suite.

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