ACTE III, SCENE XXII. i
FLORESTINE
"Voyez sa fausse tristesse.
CAMILLE
Eli bien ! notre fête sera-t-elle brillante ?
C'est la dernière fête que sir Edmond vous donnera.
FLORESTI.NE , bas à Camille.
Vous avais-je trompée sur ses projets? — Quel air. attristé, Zerbelin ! quel malheur vous est-il arrivé?
ZERBELIN.
Plût au ciel que le malheur n'atteignît que moi; mais mon jeune ami pourra-t-il y survivre!
FLORESTIIVE, à CamUle.
Voyez comme il se moque de nous.
ZERBELIiy, bas.
Ne me trahissez pas; car j'ignore s'il veut que l'on connaisse encore son désastre.
CAMILLE
Quel désastre? Vous m'effrayez.
FLORESTINE
Et moi aussi. Qu'est-il donc arrivé à votre jeune ami?
ZERBELIN.
Un malheur épouvantable. Il est ruiné.
CAMILLE
Ruiné 1
FLORESTINE
Mais là, ce qui s'appelle ruiné?
i64 L'ENFANT PRODIGUE.
ZER BELIN
Je voudrais pouvoir vous tromper. Il n'a plus que des dettes, et ses meilleurs amis l'abandonnent. O dieux!
FLORE STINE, bas à Camille.
Gomme il rit en dessous le perfide!
C AMILLE.
Ne vous affligez pas de la sorte, tous ses amis ne l'abandonneront pas.
ZERBELIN.
Que le ciel vous entende!
FLORESTINE
Vous nous rendrez un jour justice. Mais sir Edmond...?