‹ OEuvres complètes (volume 4)Chapitre 116 sur 362 · SCÈNE XXÎV · texte numérisé non relu

SCÈNE XXÎV

FLORESTINE, ZERBELIN.

Quelle générosité! quelle femme admirable!

ZERBELIN.

Ne m'en parlez pas. Comme le motif qui la fait agir est pur et désintéressé !

FLORESTINE

Eh bien ! vous aviez pourtant la plus mauvaise opinion de nous?

ZERBELIN.

Oh! maintenant je pense bien autte chose sur votre compte.

i68 j;£NFANT PRODIGUE.

FLORESTINE

Que sera-ce donc quand vous verrez Tintendant de ma maîtresse arriver avec des sacs remplis d'or ?

ZERBELIN.

Ah ! c'est là que je^vous attends.

FLORESTINE

Et qui sait, beau troubadour, si, pour arranger toutes les affaires, il ne se fera pas un bon mariage.

ZERBELIN.

Ohî il ne faut pas que votre générosité aille aussi loin.

FLORESTINE

Qu'est-ce qui peut répondre des événements? Et vous-même , quand Edmond sera l'heureux époux de madame la comtesse , qui sait si vous ne vous rappellerez pas que , dans certaine auberge , vous me fîtes entendre que je ne vous déplaisais pas...

ZERBELIN.

Ah! syrène! vous allez me faire perdre la tête ! Quel avenir s'ouvre devant moi ! Que nos créanciers soient payés ; que l'or nous arrive à profusion , et pour peu que le diable continue de s'en mêler encore , avant la fin delà journée, nous pourrions bien avoir à nous reprocher tous quelques bonnes sottises.

F 1 JV D M T R O [ s I E M E A C T E.

ACl'E IV, SCÈNE II. i(ir)

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