SCENE Vil
ROSAMONDE
Ton papa ! ton papa ! hélas !
l'eNF A.NT.
Est-ce lui (|ui vient chanter tous les soirs au pietl de la tour?
ROSAMONDE
Non , mon fils ; c'est un chevalier généreux qui prend pitié de nos ennuis.
L ENFANT , regardant le portrait.
Maman , qu'est-ce que c'est que cette grande figure-là ?
ROSAMONDE
C'est votre père, mon fils.
l'en F A TV T.
Il est bien laid , maman.
ROSAMONDE
Quelle touchante naïveté !
l'enfant.
Pourquoi ne le voyons-nous pas ici?
ROSAMONDE
C'est qu'il est allé combattre les Sarrasins.
Qu'est-ce que c'est que des Sarrasins ?
ROSAMONDE
Ce sont des infidèles , mon fils.
Et qu'est-ce que c'est que des infidèles ? •
ROSA3IONDE,
Ce sont des Sarrasins , mon enfant.
3o LE RETOUR D'UN CROISE.
l'£NFA.NT.
Ah'
LA NOURRICE
Madame la comtesse , que ne lui dites-vous que M. le comte , au lieu de rester chez lui , est allé guerroyer, et que, selon toutes les apparences, il n'en reviendra pas.
ROSA-MONDE
O ciel! que dis-tu? il reviendra, il faut qu'il revienne absolument, cela presse, je ne puis plus supporter son absence.
l'ekfant.
Alîî maman, voilà le méchant cousin!
ROS AMONDE.
Rappelons dans mpn cœur le courage de ma fermeté.
Air : Monseigneur d'Orléans.