‹ OEuvres complètes (volume 4)Chapitre 137 sur 362 · SCÈNE XIIL · texte numérisé non relu

SCÈNE XIIL

ZERBELIN, EDMOND.

EDMOND

Ah! Zerbelinî croirez-vous que la comtesse, qui naguère me prodiguait les preuves du plus tendre intérêt...

ZERBELIiy.

Tous vos projets sont détruits? vous no l'épousez pas ?

La jalousie lui fait supposer que mon cœur, engagé sous d'autres lois, ne peut lui offrir le bonheur.

Z ERE ELI N

Quelle touchante délicatesse! elle est encore plus adroite que moi ; j'étais loin de prévoir qu'elle eût découvert ma ruse.

EDMOND

Quelle ruse ?

ZE REEL IN

Mon pauvre jeune ami ! vous avez pu croire à la sensibilité , à des vertus dans cette Camille ; apprenez que l'intérêt seul l'a fait agir. Lorsqu'elle vous offrait sa main et sa fortune , elle vous croyait encore l'opulent Edmond. Il faut que quelque démon secret l'ait éclairée sur mon stratagème. Mais bientôt nous allons être instruits : j'aperçois sa chère amie.

EDMOND.

Ah ! qu'on me laisse en paix ! Je vois quelle est l'horreur de ma situation; je n'ai plus qu'à me résigner à l'excès de mon infortune!

(Il se jette dans un fauteuil. )

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