‹ OEuvres complètes (volume 4)Chapitre 160 sur 362 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

Le baron, EDMOND, ZERBELIN, ERMANCE.

ERMANCE, en voyant entrer Zerbelin,

Que vois-je? c'est Zerbelin... Et nous l'accusions!

ZERBELIN.

Eh bien î cher Edmond , vous vous tenez à l'écart • vous détournez les yeux. Espérez tout de la bonté d'un père.

EDMOND

Pourra-t-il jamais me pardonner?

LE BARON, à Ermance.

Quel est mon trouble en l'écoutant parler!

ZERBELIN.

N'avez-vous pas près de lui la jeune Ermance qui plaidera votre cause ?

EDMOND

Je l'ai trop offensée !

ZE REEL IN

Elle oubliera vos erreurs quand vous lui remettrez ce collier , qui fut le gage de son amour.

EDMON D.

Grâces au ciel ! je puis encore le porter sur mon sein !

( Il le couvre de baisers. ) E RM ANGE, au baron.

C'est bien le même ! Le comte n'en est donc plus le possesseur ?

ZERBELIN, à Edmond.

Allons , mon ami , reprenez courage. [En indiquant le baron et Ermance. ) Osez porter vos regards craintifs de ce côté.

ERMANCE.

Ail ! mon cher tuteur, voyez donc quels regards douloureux il jette sur nous!

LE BARON

Hélas ! en le voyant dans cet état , qui ne connaîtrait la pitié ?

ZERBELIN , l'attirant vers son père.

Edmond, osez donc approcher.

EDMOND

Je n'ose... Si mon père m'avait maudit!

LE BARON

Il croit que je l'ai maudit. Ermance! serait-il vrai que, dans mon courroux, je l'eusse maudit?

ERMANCE.

Appeler son fils ingrat et pleurer , est - ce donc le maudire ? «

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