SCÈNE VIII
Le baron, EDMOND, ZERBELIN, ERMANCE.
ERMANCE, en voyant entrer Zerbelin,
Que vois-je? c'est Zerbelin... Et nous l'accusions!
ZERBELIN.
Eh bien î cher Edmond , vous vous tenez à l'écart • vous détournez les yeux. Espérez tout de la bonté d'un père.
EDMOND
Pourra-t-il jamais me pardonner?
LE BARON, à Ermance.
Quel est mon trouble en l'écoutant parler!
ZERBELIN.
N'avez-vous pas près de lui la jeune Ermance qui plaidera votre cause ?
EDMOND
Je l'ai trop offensée !
ZE REEL IN
Elle oubliera vos erreurs quand vous lui remettrez ce collier , qui fut le gage de son amour.
EDMON D.
Grâces au ciel ! je puis encore le porter sur mon sein !
( Il le couvre de baisers. ) E RM ANGE, au baron.
C'est bien le même ! Le comte n'en est donc plus le possesseur ?
ZERBELIN, à Edmond.
Allons , mon ami , reprenez courage. [En indiquant le baron et Ermance. ) Osez porter vos regards craintifs de ce côté.
ERMANCE.
Ail ! mon cher tuteur, voyez donc quels regards douloureux il jette sur nous!
LE BARON
Hélas ! en le voyant dans cet état , qui ne connaîtrait la pitié ?
ZERBELIN , l'attirant vers son père.
Edmond, osez donc approcher.
EDMOND
Je n'ose... Si mon père m'avait maudit!
LE BARON
Il croit que je l'ai maudit. Ermance! serait-il vrai que, dans mon courroux, je l'eusse maudit?
ERMANCE.
Appeler son fils ingrat et pleurer , est - ce donc le maudire ? «