‹ OEuvres complètes (volume 4)Chapitre 191 sur 362 · ACTE II, SCENE VII · texte numérisé non relu

ACTE II, SCENE VII

Mais qu'il n'a cru devoir qu'à d'illustres amis ; Et, dès qu'à cette cour il est encore admis, il doit trouver tout simple aujourd'hui que sa nièce Soit de même appelée auprès de la princesse : Enfin, à cette intrigue on le croit étranger.

CHARLES

Quoi...!

EDMOND

C'est un chevalier qui sut tout arranger; Un intrigant bouffon, qui se dit gentilhonnne , Et qui, pour le prouver, veut vous mener à Rome. Je veux l'y renvoyer; et je vais aujourd'hui Lui prouver qu'on peut être aussi plaisant que lui.

CHAULES.

A ma cousine, au moins, le public rend justice?

EDMOND

Vit-on jamais du mal l'innocence complice! iNIais on doit redouter le piège qu'on lui tend: Je veux voir notre Emma, l'éclairer doucement. Pour préparer mon plan, je te demande une heure: Songeons à m'installer d'abord dans ta demeure.

CHARLES

Ou ne peut être mieux installé désormais ; On a sur votre bien les plus nobles projets : Le baron, qui vous aime et me chérit en père, Se réjouit du prêt que vous allez lui faire.

EDMOND

Bien! il me fait plaisir d'avoir compté sur moi. O métal séducteur! je vais, grâces à toi, Pénétrer aujourd'hui le secret de famille,

28o LA FILLE D'HONNEUR.

Et ravir au péril ma jeune et noble fille. ^

CHARLES

Oui, c'est bien votre fille!... Elle accourt en chantant.

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