ACTE III, SCENE V
Pour mon instruction d'abord je dois la lire.
( Montrant la kltre au l)aron. )
Est-ce bien-là sa main ? vous pouvez me le dire.
LE BARON
Oui. c'est son écriture.
EDMOND
Elle est donc bien de lui; Moi, je ne la connais, ma foi , que d'aujourd'hui. Comment ! de votre nom je possède un confrère ! Notre communauté doit s'en trouver bien fière. Il est vrai qu'il habite un pays étranger.... Si le commerce ici le faisait voyager?,...
LA BARONNE
Il n'y viendra jamais.... Mais voyons donc la lettre?
ED]\1 OND
Et je ne sais pas trop si je dois le permettre; Car s'il me demandait certain renseignement....
LE B A R O N , bas au chevalier.
Je gagerais qu'Edmond parle du testament.
LE CHEVALIER , bas au baron.
Je le crois comme vous.
LE BARON, à Edmond.
Nous voudrions entendre...
EDMOND
Puisque ce sont vos vœux, allons , je dois m'y rendre (Il m.) « Je vous prie, mon cher correspondant, de vous « informer du jeune baron de Rosenthal, mon frère « cadet. Si une alliance , que mon père a pu trouver « inégale , m'a privé de mes titres et de mes biens
3o8 LA FILLE D'HONNEUR.
« je n'eu dois pas moins prendre intérêt à une famille « dont je devrais être le chef. Vous savez que le major, « cet autre frère qui fut mon persécuteur, est mort « depuis quelques années , et qu'il a laissé une orphecc line. J'ai voulu l'adopter pour ma lîUe , on s'v est a refusé. Si je n'ai pu l'enrichir, j'ai du moins rendu « son sort indépendant; le haron a dans ses mains une « somme, qui peut maintenant lui former une dot (c digne de son nom , de son père et de moi. »
E MM A , au baron.
Une dot! quoi? monsieur.... Je vois par ces aveux.... Que le cœur hienfaisant d'un oncle malheureux.... Je l'ignorais.
LA PRÉSIDENTE, au conseiller.
Eh! mais, ce cousin que l'on hlâme Nous apprend quelque chose.
LE CONSEILLER
Oh ! heaucoup trop, madame.
LE R A R O N , uu peu embarrassé.
Mais cette dot, qu'ici l'on vient de rappeler.
Quand vous serez majeure on doit vous en parler.
Vous devez bien penser, que seul dépositaire.
Je n'ai pu diriger une semblable affaire.
Vos fonds sont dans les mains de l'honnête intendant
Qui régit tous mes biens.
LA PRÉSIDENTE, au conseiller.
C'est très-inquiétant.
E M M A , au barou.
Dans mon lutcur, monsieur , j'ai toute confiance ; Mais je trouve un plaisir dans la reconnaissance :