‹ OEuvres complètes (volume 4)Chapitre 232 sur 362 · ACTE IV, SCENE II · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCENE II

EDMOND

Cette réflexion est bonne, et très-profonde.

LE CHEVALIER

Je me flatte entre nous de connaître le monde.

EDMOND

Peste !

LE CHEVALIER

On me tromperait très-difficilement,

EDMOND

Parbleu! je le vois bien.... Allons, dans un moment,

Je me rappellerai la leçon qui m'est faite.

Pour moi,commepour vous, messieurs, elle est parfaite;

Mais si par aventure on me parlait , baron ,

D'une certaine dot, que répondrais-je?

LE CHEVALIER

Non.

LE BARON

Et pourquoi donc tromper ? Une fortune ingrate A trahi mon espoir ; mais dès qu'elle me flatte. J'acquitterai , monsieur, et très-fîdèlement. Le dépôt qu'en mes mains on mit loyalement.

EDMO ND.

C'est très-bien, cher baron, de penser de la sorte.

Nous sommes braves gens , ou le diable m'emporte,

EDMOND

Je pense que le fils du marchand de Riga De nos arrangements très-mal s'arrangera.

LE BARON

1 1 est riche , dit-on ^

r>3o T. A FILLE D'HONNEUR.

LE CHEVALIER

Bon! il est mort , peut-être.

D'ailleurs, nous n'avons pas l'honneur de le connaître.

LE BARON

Si, par quelques revers, il était malheureux. Je lui ferais un sort.

LE CHEVALIER

Comme il est généreux !

EDMOND

A c{ui le dites-vous?

LE BARON

Déjà l'heure s'avance; Et ce soir le château réclame la présence De notre belle Emma.

EDMOND

Je vais l'attendre ici.

Je me tirerai bien, je crois , de tout ceci.

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