SCÈNE IX
BRIGITTE , LA BARONNE, le B:VR0N.
BRIGITTE, eutre pai la droite. *
Quel malheur !
le BARON.
Eh quoi donc ?
BRIGITTE
Peut-on le concevoir!
Votî-è nièce au château ne peut aller ce soir.
LA BARONNE
Ma nièce!...
BR IGITTE.
Elle a quitté sa brillante parure.
Et, rappelant les jours de sa jeunesse obscure. Cherche, les yeux en pleurs, un simple vêtement; Et senferme aussitôt dans son appartement.
LE BARON
Sa conduite envers nous....
LA BARONNE
Moi ! j'en perdrai la tête.
Quoi! lorsqu'à triompher je me crois toute prête....
Serait-ce donc Francbourg ?
LA BARONNE
Je vous l'ai dit, monsieur; A vous croire, c'était un homme plein d^ionneur! Que dira la princesse?
LE BARON
Et la cour tout entière !
LA BARONNE
Opposons à l'orage une ame noble et fîère : On triomphe toujours du courroux d'un enfant.
LE BARON
Mais songez qu'au château, madame, on nous attend.
LA BARONNE
Allons! mais ayons soin de parer nos visages; Présentons le sourire et des fronts sans nuages Aux regards pénétrants de tous nos envieux : Si l'on voit nos chagrins, nous nous perdons tous ceux.
( Elle sort avec le baiou par le fond, et Brigitte entre à droite )