‹ OEuvres complètes (volume 4)Chapitre 245 sur 362 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

BRIGITTE , LA BARONNE, le B:VR0N.

BRIGITTE, eutre pai la droite. *

Quel malheur !

le BARON.

Eh quoi donc ?

BRIGITTE

Peut-on le concevoir!

Votî-è nièce au château ne peut aller ce soir.

LA BARONNE

Ma nièce!...

BR IGITTE.

Elle a quitté sa brillante parure.

Et, rappelant les jours de sa jeunesse obscure. Cherche, les yeux en pleurs, un simple vêtement; Et senferme aussitôt dans son appartement.

LE BARON

Sa conduite envers nous....

LA BARONNE

Moi ! j'en perdrai la tête.

Quoi! lorsqu'à triompher je me crois toute prête....

Serait-ce donc Francbourg ?

LA BARONNE

Je vous l'ai dit, monsieur; A vous croire, c'était un homme plein d^ionneur! Que dira la princesse?

LE BARON

Et la cour tout entière !

LA BARONNE

Opposons à l'orage une ame noble et fîère : On triomphe toujours du courroux d'un enfant.

LE BARON

Mais songez qu'au château, madame, on nous attend.

LA BARONNE

Allons! mais ayons soin de parer nos visages; Présentons le sourire et des fronts sans nuages Aux regards pénétrants de tous nos envieux : Si l'on voit nos chagrins, nous nous perdons tous ceux.

( Elle sort avec le baiou par le fond, et Brigitte entre à droite )

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