‹ OEuvres complètes (volume 4)Chapitre 25 sur 362 · SCÈNE XVl · texte numérisé non relu

SCÈNE XVl

THOMAS, ROSAMONDE, L'EÎSFANT, la NOUR- RICE, FLEUR-D'AMOUR.

O dieu ! fais que je triomphe de ce barbare baron.

LA NOURRICE

Appuyez-vous, ma chère maîtresse. {^A V enfant. ) Avance donc, petit lambin.

ROSAMONDE

Que me veut donc encore le tyran? Mais quelle est cette dame , dont la beauté touchante. . .

F LEUR -d'amour.

Cette dame est le plus tendre amant qui, sous le vêtement de votre aimable sexe. . .

ROSAMONDE

Mes yeux ne me trompez - vous point? c'est Fleurd'Amour que je revois!.. O bonheur! O plaisir! o joie!

l'ejveanï.

Dis donc, maman, est-ce que c'est encore un papa?

FLEUR- d' A M DUR.

O ma belle Rosamonde ! nous n'avons qu'un quartd'heure, mettons-le à profit , et parlons de notre amour.

ROSAMONDE

Oui, beau chevalier, parlons-en; mais songez qu'il ne m'est pas permis de vous entendre.

fleur-d'amour.

O Rosamonde! m'aimez- vous?

ROSAMONDE

Oui, cruel, je vous aime, je vous adore; mais ne sollicitez pas un aveu que ma bouche ne doit pas prononcer.

FLEUR- d'amour.

Eh bien! vous devez consentir à me suivre et à m'épouser.

R os A MONDE.

Vous épouser! Est-ce à l'instant que l'on vient de m'apporter l'anneau de mon époux?... Je baignais de

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