ACTE V, SCENE V
LA B A R O JV N F.
Ah! maudits courtisans!
C'est ainsi qu'ils sont tous, dès qu'ils sont triomphants Comme ils riaient tout bas , surtout quand la princesse M'a répété deux fois, d'un ton de politesse.... <( Je vous fais compliment. Le fils de Rosenthal, (f Du malheureux Edmond, de cet original, « Dont les terres étaient sous notre dépendance, <( Va recouvrer ses biens, les droits de sa naissance; « Vous en êtes charmée ? j>
LE BAROi\\
Eh ! que deviendrons-nous '
LA BARONJVE.
Jugez de mon ennui, jugez de mon courroux; Je ne puis exprimer quel était mon martyre ; Ma bouche vainement appelait le sourire, I^e ton, le mot, la voix, tout était affecté; J'étouffais, et mon air grimaçait la gaîté.
LE BA.RON
Ah! plus que vous encor j'étais à la torture.
De ce vil chevalier dévorer une injure !
Pourriez-vous soupçonner que cet ingrat faquin,
Lorsque j'allais à lui, s'est retiré soudain?
Se voir humilier par un tel misérable !
Ah! c'est le dernier trait au malheur qui m'accable!
Je vois trop maintenant que votre ambition
Par d'odieux projets vient de flétrir mon nom.
LA BAROIYJYE.
( Au chevalier qui entre. )
Quoi ! monsieur... Mais que vois-je ! ici qui vous ramène ?