SCÈNE VII
La baronne, EMMA, Le CHEVALIER, Le baron.
E3I3I A , à la baroune, eutiant pat la droite.
Madame, malgré moi, je reviens près de vous. Oui, je vais mériter encor votre courroux ; Mais la nécessité me contraint à le faire : Je viens vous prévenir, je le dis sans mvstère. Que je vais m'enfermer dans mon appartement ; Qu'on ne m'en fera pas sortir impunément ; Que je ne suivrai point l'ordre de la princesse.
LE BARON
Quoi! vous avez un ordre?..,
LA BARONNE
Et qui donc vous l'adresse }
EMMA, à !a baronne.
Vous le savez très-bien, et ce feint embarras....
LE CHEVALIER
Ah! nous vous assurons....
E M 31 A , avec le plus grand mépris.
Je ne vous parle pas.
( Le chevalier passe à la droite de la baionne. ) LE BARON.
Qu'ordonne la princesse?
EMMA
Elle ordonne d'altendii
36o LA FILLE D'HONNEUR.
La personne qui doit arriver pour me prendre; Elle veut me tirer des mains de mon tuteur, Et me choisir enfin un autre protecteur.
LA BARONNE, au bai on.
Vous enleverait-on, monsieur, votre pupille?
E M M A , froidement à la baronne.
Ne vous contraignez pas; la feinte est inutile!
Je ne céderai point à cet ordre obligeant :
On se tromperait fort de me croire une enfant.
Je saurai maintenant résister à l'adresse.
Le messager se dit page de la princesse ;
Et ses traits m'ont offert celui qui, dans ce jour,
Est venu m'ap porter les présents de la cour.
LE BARON, avec douceur.
Je vous réponds, Emma, que votre défiance N'a pas de fondement.
LA BARONNE
C'est de l'extravagance.
Il n'importe, madame, ici je veux rester.
( Tendrement au baron. )
Ah! me forceriez- vous, monsieur, à vous quitter? Vous m'aimiez autrefois ; je suis votre pupille ; A vous seul, aujourd'hui, je demande un asyle: (Oui , de me protéger tout vous fait une loi.
LE BARON, ému.
Viens, viens, ma chère Emma!