SCÈNE IL
SOPHIE, SEULE
Dois-je donc accuser ma triste destinée , Et pourrais-je me croire à souffrir condamnée. Quand le plus tendre père expia son erreur. Et par mille bontés me venge d'un malheur. Hélas ! j'aurais dû voir à sa tendresse extrême Que le cœur paternel seul peut aimer de même. Mais je sais mon devoir, je dois à son bonheur, A son amour pour moi , sacrifier mon cœur. Et n'ai-je pas d'ailleurs perdu toute espérance? Me pardonnerait-on le tort de ma naissance ? Non , c'est un parti pris, tout est fini pour moi; Tout m'ote à Saint-Gérant, le préjugé, la loi..,. Ah ! que ce sacrifice à mon cœur est pénible !
48o LE FAUX BONHOMME.