‹ OEuvres complètes (volume 4)Chapitre 307 sur 362 · ACTE II, SCENE VII · texte numérisé non relu

ACTE II, SCENE VII

Qui sur tous mes biens-fonds te donne une assurance.

CANDOR

Fi donc! ne parlons pas, Franville, de cela : J'accepte avec transport.

F R A N V I L I> E , lui présentant la main.

Cher Candor, touche là.

Je conviens que long-temps j'ai craint le mariage.

FRANVTLLE.

Sois sûr que tu plairas.

CANDOR

C'est un bien doux présage :

Mais si par cet hymen je n'étais pas heureux, Au moins de mon ami j'aurais rempli les vœux.

FRANVILLE.

Ah ! ce doux sacrifice a pour moi bien des charmes.

CANDOR

Ij'espoir de ton bonheur me touche jusqu'aux larmes.

FRANVILLE.

D'abord dans mon château tu viendras habiter.

CANDOR

Nous nous arrangerons pour ne plus nous quitter.

FRANVILLE.

Nous charmerons la paix de notre solitude Par la chasse, le vin, le travail et l'étude.

CANDOR

Le vin à la campagne est un amusement. <

FRANVILLE.

Oui , le vin plaît toujours quand il est bu gaîment. Je prévois des plaisirs... Il faut que je t'embrasse!

5o() LE FAUX BONHOMME.

C AN DOR

De ta place bientôt que l'on te débarrasse....

FR AN VILLE

Je n'y tiens plus du tout.

CANDOR

Et quelle est la faveur Qui pourrait égaler ces doux plaisirs du cœur? Tout présente à mes yeux un aspect admirable.

FRANVILLE.

Pleins de cet avenir, allons nous mettre à table. Et portons entre nous d'abord une santé...

C AND OR

Aux amis!

FR ANVTLI.K.

\ux amants 1

c A N DOR , prenant la main tlf Franville.

Surtout à la bonté!

FIN 1)1! STCONI) ACTF.

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