ACTE II, SCENE VII
Qui sur tous mes biens-fonds te donne une assurance.
CANDOR
Fi donc! ne parlons pas, Franville, de cela : J'accepte avec transport.
F R A N V I L I> E , lui présentant la main.
Cher Candor, touche là.
Je conviens que long-temps j'ai craint le mariage.
FRANVTLLE.
Sois sûr que tu plairas.
CANDOR
C'est un bien doux présage :
Mais si par cet hymen je n'étais pas heureux, Au moins de mon ami j'aurais rempli les vœux.
FRANVILLE.
Ah ! ce doux sacrifice a pour moi bien des charmes.
CANDOR
Ij'espoir de ton bonheur me touche jusqu'aux larmes.
FRANVILLE.
D'abord dans mon château tu viendras habiter.
CANDOR
Nous nous arrangerons pour ne plus nous quitter.
FRANVILLE.
Nous charmerons la paix de notre solitude Par la chasse, le vin, le travail et l'étude.
CANDOR
Le vin à la campagne est un amusement. <
FRANVILLE.
Oui , le vin plaît toujours quand il est bu gaîment. Je prévois des plaisirs... Il faut que je t'embrasse!
5o() LE FAUX BONHOMME.
C AN DOR
De ta place bientôt que l'on te débarrasse....
FR AN VILLE
Je n'y tiens plus du tout.
CANDOR
Et quelle est la faveur Qui pourrait égaler ces doux plaisirs du cœur? Tout présente à mes yeux un aspect admirable.
FRANVILLE.
Pleins de cet avenir, allons nous mettre à table. Et portons entre nous d'abord une santé...
C AND OR
Aux amis!
FR ANVTLI.K.
\ux amants 1
c A N DOR , prenant la main tlf Franville.
Surtout à la bonté!
FIN 1)1! STCONI) ACTF.