SCENE VIL
SllNT-GÉRANT , FRANVILLE, CANDOR.
FRANVfLLE , furieux entrant par le fond.
Oui , que la fièvre quarte Puisse tous Its saisir!
SAINT-GÉRANT, à part , montrant la lettre.
A la fin je la tiens.
CANDOR
( )u'as-tu donc , mon ami ?
FRANVILLK.
Le préfet et les siens Arrivent à l'instant pour visiter ma caisse.
Eh bien, il faut aller....
FRANVILLE.
Qui, moi ! que je m'abaisse...
CANDOR
Tes icomptes, il le sait, sont en très-bon état.
FRANVILLE.
Eh ! qui le force donc à faire un tel éclat ?
SAINT-GÉRANT
Mais peut-être en a-t-il l'ordre du ministère.
FRANVILLE.
il se peut.
CANDOR
Piir sa place il a droit de le faire.
FRANVILLE.
Et j'ai le droit aussi de jurer après lui.
CANDOR
Il faut plutôt songer à t'en faire un appui.
Le préfet, tu le sais, a pour moi de l'estime, *
.fe vais lui faire part du courroux qui t'anime,
L't lui faire sentir que sa visite ici
b!ln blessant ta fierté r.ne contrarie aussi;
!^2t que si contre toi quelque orage se fowne ,
l\ doit user pour nous d'une indulgente forme....
FRANVILLE.
(Kie dis-tu donc, Candor?.... Mais tu m'y fais songer, J'^t d'après mon courroux il peut mal me juger.