‹ OEuvres complètes (volume 4)Chapitre 323 sur 362 · SCENE I · texte numérisé non relu

SCENE I

FRANVILLE, CANDOR.

CAIYDOR.

Conviens-en, cher Franville , il est bien agréable D'arracher de la sorte un tribut honorable D'éloges mérités. J'ai vu tes ennemis Forcés à te louer.

FRANVILLE.

Le préfet m'a surpris.

En s'approchant de moi d'un air de courtoisie, 11 m'a dit : «Ah! monsieur, si de la calonniie Vous avez un instant éprouvé les effets, Je veux contribuer à vous rendre la paix. »

CANDOR

Eau bénite de cour! Sa feinte politesse

Avec un art charmant sait cacher son adresse.

Moi, j'aime le préfet; mais cent fois je l'ai vu

Couvrir d'un beau semblant le trait le plus aigu.

Pu grand monde il a pris les nobles simagrées ,

Ces protestations visiblement outrées.

Ce regard pénétrant , ces mots pleins de douceur

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