‹ OEuvres complètes (volume 4)Chapitre 333 sur 362 · SCÈNE Y · texte numérisé non relu

SCÈNE Y

FRANVILLE, SAINT-GÉRANT.

FRANVILLE.

Enfin, nous voilà seuls, et je puis être instruit....

SAINT-GÉRANT

Que c'est votre intérêt qui toujours in a Conduit;

Que si, sous mou vrai nom, j'évitai de paraître. C'était pour vous sauver de l'ami le plus traître....

FR ANVILLE

Quoi! vous osez encore....

Oui, je l'ose, monsieur; Et je vais à l'instant vous dévoiler son cœur.

FR AN VILLE

Si je n'étais chez moi, je sens que la colère....

SAINT-GÉRANT

Quand je vous donnerai la preuve la plus claire Que vous n'eûtes jamais de plus grand ennemi; Qu'il est un patelin , qu'il est un faux ami ; Qu'il appela sur vous les chagrins, la disgrâce. Qu'il vous fit dénoncer pour avoir votre place; Qu'il n'a fait promptement ce voyage à Paris Que pour la demander ; qu'il la veut à tout prix : Que s'il a dit partout qu'il venait vous défendre. Ce n'était qu'un moyen plus sûr de vous la prendre; Que par ses protecteurs il dut l'avoir ; qu'il l'a ; Qu'enfin c'est un perfide.... et la preuve en est là.

( Il montre la lettre de Candor. ) FRANVILLE.

Ah! monsieur, donnez-moi le temps de me remettre. Je crois me rappeler.... Quelle est donc cette lettre?

(Il regarde l'adresse. )

C'est bien son écriture : au ministre 11 écrit.... Mais c'est en ma faveur peut-être qu'il la fit. Cependant il aurait.... Non, cela ne peut être: lamais homme à ce point ne peut devenir traître.

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