ACTE IV, SCENE VII
SAINT -GÉR A.NT
Ce sentiment aussi....
CANDOR. JÉ^ '
Je ne devais pas craindrr Qu'un jour votre crédit....
SAIIVT-GÉRANT.
Et pourquoi donc vous plaindre?
Je vous suis attaché ; mais....
CANDOR
Ne pourriez-vous pas, Si vous m'aimiez un peu, me tirer d'embarras?
SAINT -GÉRANT
Il faut savoir avant.... Je ne puis rien promettre ...
CANDOR
Vous pourriez m'être utile, et sans vous compromettre.
Mon ami me donnait pour mon nantissement Un titre qu'il avait sur le gouvernement.
CANDOR
Mais si j'ai quelques di^oits à votre confiance , Je puis d'autre façon assurer la créance.
SAINT-GÉRANT
Si le titre est valable.... Oui, je serais joyeux De réparer un tort qui me nuit à vos yeux.
CANDOR
Bah! je n'y pense plus.
SAINT-GÉRANT
.©'un intérêt honnête.
Pour les fonds avancés vous savez que l'on traite.
C AN DOR
Vous serez |tres-content.
SAINT-GÉRANT
Ces fonds sont à Paris ; Du soir au lendemain ils peuvent être pris.
c AN DOR.
Bien !
SAtNT-GÉRANT.
Dès mon arrivée on comptera la somme.
Monsieur le colonel, vous êtes un brave homme !
SAINT-GÉRANT
Mais votre titre? Il faut....
c A NDOR.
Venez , il est chez moi,
SAINT-GÉRANT
Allons.
c AN DOR.
Puis, nous rendant chez un homme de loi....
SAINT-GÉRANT
Afin de consulter?
Plutôt chez mon notaire L'acte sera passé.
SAINT-GÉRANT
Je sais ce qu'il faut faire.
c A NDOR.
Près du ministre un jour vous me protégerez.
SAINT-GÉRANT
Moi, je viendrai vous voir, et vous me recevrez.