‹ OEuvres complètes (volume 4)Chapitre 42 sur 362 · BARON, SUITE DU COMTE · texte numérisé non relu

BARON, SUITE DU COMTE

( Au moment où le baron entre avec sa suite , mademoiselle Débora vient avec ses demoiselles lai offrir des fleurs.

LE BARON

Je suis touché de cette réception.... Tenez, jeune fdle , acceptez cette bague ; elle vous portera bonheur.

LE COMTE

Ah! digne et respectable seigneur! et vous, belle

Erinance, je ne puis vous exprimer le bonheur que j éprouve à vous voir dans ce château dont vous êtes déjà la souveraine.

MADEMOISELLE DEBORA.

Permettez aussi, noble demoiselle, à celle qui pourra bientôt se dire votre tante, de vous.... (^ part. ) Et mon compliment que j'oubliais ; pourvu que je me le rappelle.... Gente demoiselle , ainsi que la timide colombe, vous venez près du tourtereau....

LE COMTE, en far*ur.

Eh! pour dieu! madame!...

ERMANCE, à part.

Comme il s'emporte !

LE COMTE, se contraignant.

Je veux dire , ma tante , qu'il ne faut point employer de phrases ridicules pour peindre la joie de nos cœurs.

LE BARON

Laissons cela, monsieur le comte, vous voyez que je suis exact à la promesse que je vous ai faite. Vous n'oublierez jamais , je l'espère, l'importance du présent que je vous fais.... Vous connaissez ma tendresse pour ma chère pupille; vous n'avez point ignoré mes premiers projets : oui, je vous ai dit que si mon fils se fût montré digne du bonheur que je lui réservais; si le cruel , par son ingratitude et son inconduite , n'eût pas brisé des cœurs qui le chérissaient tendrement , il serait aujourd'hui l'époux de mon Ermance.... Mais écartons de vous cette idée; votre persévérance, vos nobles qualités ont effacé de ma mémoire jusqu'au souvenir d'un méchant... Je n'ai plus de fils : devenez-le.

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