ACTE II, SCENE VI. loi
terons pas; nous albns vivre comme deux frères.... { J la/îlle.)YA\ bien! que faites-vous là? Et notre souper? Songez-y donc.
LA FILLE d'auberge.
C'est qu'il y a une petite difficulté.
EDMOND
Connnent! une difficulté ?
LA FILLE d'auberge.
Ce n'est qu'une bagatelle. Ee maître m'a prié de vous dire qu'il n'avait absolument rien dans la maison.
EDMOND
Connnent rien? Je meurs de faim. Quelle est d<mc cette hôtellerie?
LA FILLE d'auberge.
Oh! grâce au ciel, elle est bien fouimie.
EDMOND
11 y paraît.
LA FILLE d'auberge.
C'est une belle dame qui sera cause de votre jeûne ; une grande comtesse qui a retenu toutes les provisions Dour sa table et celle de sa suite,
ZERBELIN.
Ah! c'est cette comtesse?.. Ne vous désespérez pas , sire Edmond... Cette dame est extrêmement polie, et je gage qu'elle va vous inviter ce soir à lui tenir compagnie.
EDMOND
Non, je ne vous quitterai pas. Que m'importent toutes les comtesses du inonde! INIais je vois un moyen
d'arranger les choses. Si cette comtesse est aussi polie que vous le dites , elle ne refusera pas de nous céder quelques-uns des mets de sa table. ( A lajîlle?) Allez l'en prier de ma part.
LA FILLE d'auberge.
Je m'y rends de bon cœur; car, en vérité, ce serait dommage qu'un si gentil damoiseau se couchât sans souper.
( Elle sort. )