SCENE IV
à garder mes dindons ; ce n'est pas l'embarras , j'aimais mes dindons , et quand je les voyais....
LE COMTE , à part.
C'est le moment de me montrer, (y Haut. ^) Bonjour, l'ami.
Tiens , l'ami ! il ne se gêne pas ; il ne sait pas qu'il parle à un concierge.
LE COMTE
Je voudrais voir le baron , lui donner des nouvelles du comte de Falaise.
THOMAS
Ah ! mon dieu ! est-ce que tu le connais ?
LE COMTE
Oui , je l'ai vu.
THOMAS
Il n'est donc pas mort ?
LE COMTE
Cela ne te regarde pas. Est-ce que tu désires la mort du comte ?
THOMAS
Oh! cela m'est égal, à moi; je voudrais seulement qu'il ne nous revînt pas. Trois mois après son mariage , ne s'avise-t-il pas de laisser son épouse , et d'aller guerroyer dans la Palestine, cJii je suis certain qu'il aura perdu ses oreilles.
LE COMTE, à paît.
Hélas! non pas mes oreilles, mais c'est là que j'ai laissé mon œil.
a6 LE RETOLl]! D'UN CROISE.
THOMAS
Allons, c'est bon, va-t'en.
Coquin! si la prudence ne retenait mon bras, je le couperais en deux.
THOMAS
Tredame, en deux! doucement, les morceaux uvn seraient pas bons.
LE COMTE
Va dire au baron que je veux remettre en ses mains propres l'anneau, l'épée et les éperons du comte de Falaise.
THOMAS
Les éperons du comte de Falaise!... {^ pari. ) Ali ! ccst le coquin qui l'a assassiné, c'est sûr et certain. ( Haut. ) Je vais prévenir monseigneur, et certainement il s'empressera de recevoir un aussi honnête lionnnc, {A pan.) Ah! le scélérat bandit! {Haut. ) Enchanté, en vérité, d'avoir fait votre connaissance, (^^/j^///. ) J espère bien qu'il sera pendu quelque jour.
(Il sort.)