‹ OEuvres complètesChapitre 107 sur 330 · M E L C O IJ R · texte numérisé non relu

M E L C O IJ R

Mais en effet, père Michel, votre fille a raison : cVst, aux jeunes gens qu'il convient,...

MICHEL

Et que faites-vous ici, malheureux?

MELCOUR.

Qui? moi; je vous retiens, je vous arrête.

LE TOCKEI.

Puisque vous retenez le père Michel, vous n'avez pas besoin de votre sabre; laissez-moi le prendre, je m'en servirai mieux que vous.

( Il arrache le sabre de Melcour et s'enfuit. ) MELCOUR.

Eh bien! ce petit coquin, le voilà parti. Vieillards , •enfants , c'est une rage qui a gagné tout le monde.

M ICHEL.

Excepté vous.

MELCOLiR.

Mais comment voulez-vous que je me batte, à présent qu'il m'a emporté mon sabre ?

SOPHIE

N'est-ce donc pas assez pour moi de trembler pour les jours d'un amant? faut-il encore que mon père... \ la seule idée du danger que vous allez courir , je sens ([ue ma force m'abandonne.

MICHEL

Grand Dieu! elle se trouve mal, ma pauvre lille.

MELCOUR.

Cette chère St. -Far, elle est évanouie aussi, j'en jurerais. [Le canon coiitiiiuc. ) Mais on n'est pas fort cri

i38 LA VRAIE BRAVOURE.

sûreté ici; ma foi, sauvons-nous. C'est qu'il serait fort désagréable de perdre la vie pour une cause qu'on n'aime pas. Allons , sauve qui peut.

( Il se sauve. )

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