SCENE XXIIÏ
AN TOI ni: kerlebon.
Ces deux jeunes gens s'aiment, unissez-les; c'est à t;e prix seul que je puis oublier ce mot terrible pour mon cœur : le défunt il est pas mortl
MADAME KERLEBON, d'un air confus.
Je ferai tout ce que vous voudrez...
HENRI
Mon cher oncle!
SOPHIE
Notre reconnaissance...
ANTOINE KERLEBON.
J'y compte; vous êtes dignes de mes bienfaits; j'ai lu dans vos cœurs...
SOPHIE, naïvement.
Mais comment arrangerez- vous cela? Si mon cousin m'épouse , mon oncle ne peut pas m'épouser.
JACQUES KERLEBON.
Non, je ne t'épouserai pas; mais je t'embrasserai. {^A Henri.) Allons, mon neveu, gouvernez -moi bien cette petite frégate; feu de tribord et de bâbord, morbleu! [A Antoine Kerlebon.) Écoute donc, frère, j'ai une soif d'enfer , si nous allions boire le rhum et fumer la pipe ?
ANTOINE KERLEBON.
Volontiers. Ce que j'ai vu aujourd'hui est une grande leçon pour les hommes! Combien de vieux garçons regretteraient en mourant et leur vie et leurs biens, s'ils pouvaient voir après leur mort les figures de leurs héritiers!