‹ OEuvres complètesChapitre 317 sur 330 · MARIE, SEULE · texte numérisé non relu

MARIE, SEULE

Ce souper de mon invention chez la cousine du faubourg St-Germain, comme cela vous a dérouté le Richelieu... Il ne s'attendait pas à ce tour-là... (^En riant. ) Mais ce qu'il y a de plus endévant pour M. le duc, que le ciel confonde, c'est qu'au lieu de pouvoir en conter à la femme , il sera forcé de tenir compagnie au mari... Aussi, je suis sûre qu'il me donne des bénédictions... [Elle regarde vers la fenêtre. ) Mais il ne viendra pas... il fait un temps détestable... il aura vu ses projets manques, sa malignité trompée... et sûrement, à l'heure oii je parle, il est occupé ailleurs à faire enrager quelques bonnes âmes... Voilà qui est en ordre... Mon souper est prêt... Attendons notre monde... J'entends monter quelqu'un... C'est sûrement M. Michelin... [Elle va vers la porte; avec la plus grande surprise.) Ma maîtresse et M. Armand!

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