‹ OEuvres complètesChapitre 97 sur 330 · ME L COUR · texte numérisé non relu

ME L COUR

Arrête! Henri, songe que tu es de garde. D'ailleurs cette place est peu commode pour vous battre; vous pouvez être vus, séparés, et une offense comme celle que vous avez reçue ne se lave que par le sang.

HENRI

Malheureux! qu'ai-je fait?

MELCOUR.

Vous ne pouvez vous battre sans témoins : moi, j'en servirai à mon ami; mais vous, il faut <|ue vous en

ayez aussi. Je vais vous en chercher; nous reviendrons vous prendre ici, et de là vous irez satisfaire aux lois de riionneur.

FI RM IN.

Aux lois de Thonneur !

MELCOUR.

Nous pensons trop bien de notre lieutenant, pour croire qu'il souffre impunément qu'on lui donne des soufflets : il se souviendra qu'il a pour soldats des citoyens français. Adieu, Henri, je te rejoins dans l'instant, et je t'amène plusieurs de nos camarades. Attendez, ne commencez pas sans moi : je connais un petit endroit , où l'on peut se couper la gorge le plus joliment du monde.

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