‹ Œuvres complètesChapitre 21 sur 28 · DEVOIRS CIVILS DU CURE · texte numérisé non relu

DEVOIRS CIVILS DU CURE

Il est un homme, clans chaque paroisse, qui n'a point de famille, mais qui est de la famille de tout le monde; qu'on appelle comme témoin, comme conseil ou comme agent, dans tous les actes les plus solennels de la vie civile; sans lequel on ne peut naitre ni mourir; qui prend l'homme au sein de sa mère et ne le laisse qu'à la tomhe; qui hénit ou consacre le herceau, la couche conjugale, le lit de mort et le cercueil : un homme que les petits enfants s'accoutument à aimer, à vénérer et à craindre; que les inconnus même appellent mon père ; aux pieds duquel les chrétiens vont répandre leurs aveux les plus intimes, leurs larmes les plus secrètes; un homme qui est le consolateur par état de toutes les misères de l'âme et du corps, l'intermédiaire obligé de la richesse et de l'indigence, qui voit le pauvre et le riche frapper tour à tour à sa porte : le riche pour y verser raunu')ne secrète, le pauvre pour la recevoir sans rougir; qui, n'étant d'aucun rang social, tient également à toutes les classes : aux classes inférieures par la vie pauvre, et souvent par

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