MORCEAU
onces.
nnces.
4733. Avril
1735. Avril 21
7 là
7 il
Septembre... 23
Celte expérience confirme encore les autres; et on ne peut pas douter, à la vue de ces tables, des variations singulières qui arrivent au bois dans l'eau. On voit que tous ces morceaux de bois ont augmenté considérablement au 25 juillet, qu'ils ont tous diminué considérablement au 25 août, et qu'ensuite ils ont tous augmenté encore plus considérablement aux mois de septembre et d'octobre.
Il est donc très-certain que le bois, plongé dans l'eau, en tire et rejette alternativement dans une proportion dont les quantités sont très-considérables par rapport au total de l'imbibilion : ce fait, après que je l'eus absolument vérifié, m'élonna. J'imaginai d'abord que ces variations pouvaient dépendre de la pesanteur de l'air; je pensai que l'air étant plus pesant dans le temps qu'il fait sec et chaud, l'eau chargée alors d'un plus grand poids devait pénétrer dans les pores du bois avec une force plus grande , et qu'au contraire lorsque l'air est plus léger, l'eau qui y était entrée par la force du plus grand poids de l'atmosphère pouvait en ressortir; mais cette explication ne va pas avec les observations, car il paraît au contraire, par les tables précédentes, que le bois dans l'eau augmente toujours de poids dans les temps de pluie, et diminue considérablement dans les temps secs et chauds; et c'est ce qui me fit proposer, quelques années après, à M. Dali-
bard, de faire ces expériences sur le bois plongé dans l'eau, en comparant les variations de la pesanteur du bois avec les mouvements du baromètre, du thermomètre et de l'hygromètre, ce qu'il a exécuté avec succès et publié dans le premier volume des Mémoires étrangers, imprimés par ordre de tT Académie.
EXPÉRIENCE IX
Sur l'imbibition du bois vert.
Le 9 avril 1735, j'ai pris dans le centre d'un chêne abattu le même jour, âgé d'environ soixante ans, un morceau de bois cylindrique qui pesait 11 onces; je l'ai mis tout de suite dans un vase plein d'eau , que j'ai eu soin de tenir toujours rempli à la même hauteur.
TABLE DE l/lMBIBITION DE CE MORCEAU DE COEUR DE CHÊNE. «
ANNÉE , MOIS ET JOURS
1735. Avril.
du cœur du chêne.
onces, 11 > 11 \\
ii s
ANNEE, MOIS ET JOURS
1735. Avril 22
Mai 5
Juin 14
Juillet 25
Août 25
Septembre 25
Octobre 25
POIDS
du cœur de chêne.
Il paraît, par celte expérience, qu'il y a dans le bois une matière grasse que l'eau dissout fort aisément; il paraît aussi qu'il y a des parties de fer dans cette matière grasse qui donnent la couleur noire.
On voit que le bois qui vient d'être coupé n'augmente pas beaucoup en pesanteur dans l'eau, puisqu'en six mois l'augmentation n'est ici que d'une douzième partie de la pesanteur totale.
a. L'eau, quoique changée très-souvent, prenait une couleur noire peu de temps après que le bois y était plongé; quelquefois cette eau était recouverte d'une espèce de pellicule huileuse, et le bois a toujours été gluant jusqu'au 29 avril, quoique l'eau se soit clarifiée quelques jours auparavant,
6. On voit que dans les temps auxquels les aubiers des expériences précédentes diminuent au lieu d'augmenter de pesanteur dans l'eau, le bois de cœur de chêne n'augmente ni ne diminue.
EXPÉRIENCE X
Sur l'imbibition du bois sec, tant dans l'eau douce que dans l'eau salée.
Le 22 avril 1735, j'ai pris dans une solive de chêne, travaillée plus de vingt ans auparavant et qui avait toujours été à couvert, deux petits parallélipipèdes d'un pouce d'équarrissage, sur deux pouces de hauteur. J'avais auparavant fait fondre, dans une quantité de 15 onces d'eau, une once de sel marin: après avoir pesé les morceaux tle bois dont je viens de parler, et avoir écrit leur poids qui était de 450 grains chacun, j'ai mis l'un de ces morceaux dans l'eau salée, et l'autre dans une égale quantité d'eau commune.
Chaque morceau pesait, avant que d'être dans l'eau , 450 grains ; ils y ont été mis à cinq heures du soir, et on les a laissés surnager librement.