A MM. LES DÉPUTÉS DE LA FACULTÉ DE THÉOLOGIE DE PARIS
1. — Ce sont les eaux de la mer qui ont produit les montagnes, les
vallées de la terre ce sont les eaux du ciel qui, ramenant tout au
niveau, rendront un jour cette terre à la mer, qui s'en emparera successivement, en laissant à découvert de nouveaux continents semblables à ceux que nous habitons. Tomel, p. 65.
II. — Ne peut-on pas imaginer qu'une comète tombant sur la surface du soleil aura déplacé cet astre, et qu'elle en aura séparé quelques petites parties auxquelles elle aura communiqué un mouvement d'impulsion en sorte que les planètes auraient autrefois appartenu au corps
du soleil, et qu'elles en auraient été détachées, etc. Tome I, p. 69.
III. — Voyons dans quel état elles (les planètes, et surtout la terre) se sont trouvées, après avoir été séparées de la masse du soleil. Tome I, p. 74.
IV. — Le soleil s'éteindra probablement..... faute de matière combustible la terre, au sortir du soleil, était donc brûlante et dans un état
de liquéfaction. Tome I, p. 78.
V. — Le mot de vérité ne fait naître qu'une idée vague et la définition elle-même, prise dans un sens général el absolu , n'est qu'une abstraction qui n'existe qu'en vertu de quelque supposition. Tome I, p. 27.
VI. — Il y a plusieurs espèces de vérités, et on a coutume de mettre dans le premier ordre les vérités mathématiques; ce ne sont cependant que des vérités de définition : ces définitions portent sur des suppositions
simples, mais abstraites, et toutes les vérités en ce genre ne sont que des conséquences'composées, mais toujours abstraites de cesdélinilions. Tome!, p. 11.
VII. — La signification du terme de vérité est vague et composée; il n'était donc pas possible de la définir généralement : il fallait, comme nous venons de le faire, en distinguer les genres, afin de s'en former une idée nette. Tome J, p. 28.
VIII. — Je ne parlerai point des autres ordres de vérités, celles de la
morale, par exemp'.j, qui sont en partie réelles et en partie arbitraires
elles n'ont pour objet que des convenances et des probabilités. Tome I, p. 28.
IX. — L'évidence mathématique et la certitude physique sont donc les deux seuls points sous lesquels nous devons considérer la vérité; dès qu'elle s'éloignera de l'un ou de l'autre, ce n'est plus que vraisemblance et probabilité. Tome I, p. 29.
X. — L'existence de notre âme nous est démontrée, ou plutôt nous ne faisons qu'un, cette existence et nous. Tome II, p. 2.
XI. — L'existence de notre corps et des autres objets extérieurs est douteuse pour quiconque raisonne sans préjugé , car cette étendue en longueur, largeur et profondeur, que nous appelons notre corps, et qui semble nous appartenir de si près, qu'est-elle autre chose, sinon un rapport de nos sens? Tome II, p. 2.
XII. — Nous pouvons croire qu'il y a quelque chose hors de nous, mais nous n'en sommes pas sûrs, au lieu que nous sommes assurés de l'existence réelle de tout ce qui est en nous; celle de notre âme est donc certaine, et celle de notre corps paraît douteuse, dès qu'on vient à penser que la matière pourrait bien n'être qu'un mode de notre âme, une de ses façons de voir. Tome II, p. 3.
XIII. — Elle (notre âme) verra d'une manière bien plus différente encore après noire mort, et tout ce qui cause aujourd'hui ses sensations, la matière en général, pourrait bien ne pas plus exister pour elle alors que notre propre corps, qui ne sera plus rien pour nous. Tome II , p. 4.
XIY. — L'âme est impassible par son essence. Tome II, p. 1.