Voyez la note de la p. 26 du Ier volume
quelque différence, l'animal e^t alors infiniment plus différent de l'homme; il est, pour ainsi dire, d'une autre nature1, et n'a rien de commun avec les ces d'animaux que nous considérons. Dans la plupart des insectes, par nple, l'organisation de cette principale partie de l'économie animale est singulière; au lieu de cœur et de poumons on y trouve des parties qui ^ervenl de même aux fonctions vitales, et que par cette raison l'on a regardées comme analogues à ces viscères, mais qui réellement en sont très-différentes, tant par la structure que par le résultat de leur action: aussi les insectes diffèrent-ils, autant qu'il est possible, de l'homme et des autres animaux. Une légère différence dans ce centre de l'économie animale est toujours accompagnée d'une différence infiniment plus grande dans les parties extérieures. La tortue, dont le cœur est singulièrement conformé, est aussi un animal extraordinaire, qui ne ressemble à aucun autre animal.
Que l'on considère l'homme, les animaux quadrupèdes, les oiseaux, les cétacés, les poissons, les amphibies, les reptiles : quelle prodigieuse variété dans la figure, clans la proportion de leur corps, dans le nombre et dans la position de leurs membres, dans la substance de leur chair, de leurs os, de leurs téguments! Les quadrupèdes ont assez généralement des queues, des cornes et toutes les extrémités du corps différentes de celles de l'homme : les cétacés vivent dans un autre élément, et, quoiqu'ils se multiplient par une voie de génération semblable à celle des quadrupèdes, ils en ^ont trèsdifférents par la forme, n'ayant point d'extrémités inférieures ; les oiseaux semblent en différer encore plus par leur bec, leurs plumes, leur vol, et leur génération par des œufs; les poissons et les amphibies sont encore plus éloignés de la forme humaine; le> reptiles j n'ont point de membres. <m trouve donc la plus grande diversité dans toute l'enveloppe extérieure :tous mit au contraire à peu près la même conformation intérieure; ils ont tous un cœur3, un foie4, un estomac, des intestins, des organes pour la génération ' : ces parties doivent donc être regardées comme les plus essentielles h l'économie animale, puisqu'elles sont de toutes les plus constantes et les moins sujettes à la variété.
1. Les parties superficielles, les parties externes, peuvent change* sans que la nature de l'animal change: lorsque le centre change, tout le reste change Oe i ici te
Ile loi di La subordination des parties, devenue, par les travaui de Cuvier, ■ i tout. \& classification, à.6 toute la méthode. ( Voyez mon Histoire des travaux à* ■''■)