‹ Œuvres complètes. Avec les notes de MM. Parseval-Grandmaison, de Féletz, de Choiseul-Gouffier, Aimé-Martin, Descuret, etcChapitre 368 sur 411 · COUPLETS · texte numérisé non relu

COUPLETS

Demandés par des jeunes gens de Sainl-Dié, qui doDDoicnt une fête aux jeunes personnes de la ville.

Le printemps vienl; que tout s'empresse A fêler l'âge des amours :

Peut-on mieux chanter la jeunesse.

Que dans la saison des beaux jours ?

Tout s'embellit par la jeunesse ; Pour nous le fer arme ses mains ; Elle eut ses fêtes dans la Grèce, Elle eut ses jeux chez les Romains.

Toi-même, à la tête des Grâces, Vieillesse, parois à ton tour; Comme l'hiver, chauffe tes glaces Aux rayons naissants d'un beau jour.

O loi, jeunesse séduisante,

POÉSIES FUGITIVES

Ne refuse pas son doux prix Au poëte heureux qui te chante!

Tu peux le payer d'un souris.

Si la vieillesse obtient pour elle Quelque jour les mêmes faveurs , Pour rendre la fête plus belle, Jeunesse, fais-en les honneurs.

Alors si j'y parois moi-même, Honore-moi d'un doux accueil ; Et que le chantre heureux qui t'aime Soit favorisé d'un coup d'oeil.

Ainsi la complaisante Aurore, Au front jeune, au regard serein, Permet que le soir se colore De quelques rayons du malin.

Mais qu'entends-je ? une voix chérie Prête à mes vers ses sons louchants ; Ce lieu charmant est sa pairie.

Il a double droit à mes chants.

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