DE L'ÉDITEUR
Quelques personnes nous reprocheront peut-être d'avoir donné à cette édition de Bërtin plus de soins que Ton n'en accorde souvent à des écrivains d'un ordre plus élevé. Mais nous avons pensé que les de- ] voirs des éditeurs ne changent pas selon le
h plus OU le moins d'importance des auteurs
{ qu'ils publient ; et qu'ils ne doivent pas né-
' gliger une édition des Élégies de Tibulle ou
de Bertin, plus qu'une édition de l'Enéide de Virgile ou de la Henriade de Voltaire.
Nous nous sommes donc fait une loi de confronter, comme s'il se fut agi d'un grand classique, toutes les éditions originales; d'en recueillir et parfois d'en discuter les variantes ; d'expliquer quelques endroits qui semblaient pouvoir embarrasser les lecteurs; et d'indiquer les passages des poëtes
ij AVERTISSEMENT DE L'ÉDITEUR.
latins , que Bertin a traduits ou imites. Nous déclarons avec reconnaissance que , dans cette dernière partie de notre travail, nous avons ëtë aides par les notes de l'édition qu'a publiée récemment un homme d'esprit et de goût, à qui la littérature ancienne est familière , et qui récemment s'est fait connaître par un travail plus important.
Dans la Notice sur la vie de Bertin, nçus n'avons presque rien ajouté au très -petit nombre de faits déjà connus. Nous avions eu un moment l'espoir de nous montrer beaucoup mieux instruits que les biographes qui nous ont précédé; mais les renseignemens que nous attendions de quelques contemporains de Bertin , nous ont été refusés.