LIVRE I. 4i
Non, l'amant, quel qu'il soit, n'a rien à redouter;
Nul mortel à ses jours n'oserait attenter ' :
C'est un dieu, qu'à genoux le monde entier révère*.
' Quisquu amore tenetur eai tutitsque saeei^que
QuaUbet.
TiBULLi, T,a, 27.
Ifec tamen est quisquam sacros qui lœdeU amanles ,
Scironis rnedia scilicet ire n/ia Quisquis amator erii , Sejdùàs licet ambmiet oris ,
Nemo adeo ut noceat barbarus esse ^olet...
Huic generi quovis tempore tuta nria est,
PROPBftCE , lit , X4 > 3.
C'est un Dieu qa*en secret le Qel même révère.
4a LES AMOURS.
ELEGIE XII
A EUCHARIS
Que peut demander aux dieux
L'amant qui baise tes yeux ,
Et qui t'a donné sa yîe?
Il ne voit rien sous les cieux
Qu'il regrette où qu'il envie.
Qu'un autre amasse en paix les épis jaunissans Que la Beauce nourrit dans ses fertiles plaines ; Qu'il range sous ses lois vingt troupeaux mugissans ', Que la pourpre de Tyr abreuve encor sesJaines^ ;
Long-temps, avant l'aube du jour,
' Quid dedîcatum poscit ApolUnem
Fates? quid orat?
Non opimœ
Sardinùe segetes feraces ,
Non œstuosœ grata Calabriœ
Armenta.
Horace , i > Od.'3t , i .
3 Te grèges eentum Sictthetfue circum
Mugîunt ^accœ f
tebis Afro
Murice tinctœ
yest'mnt lanœ.
Ibid. , IX, Od. i6, 33.