LIVRE IL
Là, peut-être, l'étude, et Tabsence et le temps
Pourront bannir de ma mémoire Un amour insensé qui ternit trop ma gloire, Et dont le vain délire abrégea mes instans '.
lUe terrarum mihiprœter omnes
Amgulus ridei : h^i non Hymetlù
Metta dêcedunt , ofiridique eaHat
Bacca Fena/rof
F'eruUlongum, i^idasque frmbei
Itippùer brumas , ei anUau Auion
Fertiii Baccho minimum Falemi*
Inndei wns,
EoBACM,itf (ki.6.
' Il revient, dans les élégies z et zx du troisième livre, sur cette idée bien ftdte pour le troubler, et lui 4onner quelques remords.
ELEGIE XIL
Oui 9 c'en est fait : je demeure en ces lieux; Je borne ici ma course vagabonde.
De ces longs pins le deuil religieux Convient hélas ! à ma douleur profonde.
Tranquille, au loin, je n'entends sous les cieux Que le bruit sourd de l'Océan qui gronde.
Je puis donc seul verser enfin des pleurs, Et dans les airs exhaler mon martyre ; Si quelque nymphe, apprenant mes malheurs, Aux rocs émus ne court point les redire '.
Je puis^ donc seul de lamentables cris Lasser en paix ces vastes solitudes.
D'où reprendrai-je, inhumaine Eucharis*,
' Édition de 1780:
« Et dans les airs profiérer mon martyre?
Si toutefois, apprenant mes malheurs.
Ce roc désert peut ne^ point les redire.
> Hœc cette déserta loca , et taciturna querenti. Et vacuunt Zephjrri possidet aura nemus.
Hic licet occultas proferre impune dolores ,
5» modo sola queant saxa tenerejidem.
Unde tuos primum répétant , mea Cjrnthia ,fastus ? Quod mihi dasfletuUy Çyntkia , principium ?
PaopBB.ci , X , 18.