VERS AU MARÉCHAL DE
L'auguste éclat de sa couronne , Et qui tiendrait de sa beauté Le sceptre que son rang lui donne.
Sous ses auspices, à la cour, Enfin j'ai borné sans retour Ma course inquiète et volage :
J'abjure dans ces lieux charmans Mes éternels égaremens ; C'est mon dernier pèlerinage :
Ou , si d'un paisible repos Bellone vient troubler les cbarmes , S'il faut ressaisir nos drapeaux , Et dans le sang de nos rivaux Venger la gloire de nos armes , Daignez être mon conducteur :
Me voilà prêt pour ce voyage.
Formez mon docile courage ; Et, si l'indulgence d'un sage Permet cet orgueil à mon cœur, Jamais mon maître au champ d'honneur Ne rougira de son ouvrage.