‹ Œuvres complètes; avec notes et variantes, précédées d'une notice historique sur sa vieChapitre 60 sur 137 · LIVRE III. iii · texte numérisé non relu

LIVRE III. iii

Le breuvage divin ^ qu'a goûté sa maîtresse ,

Le fruit que sa bouche a inordu, Son baiser du matin, sa première caresse, L'attente d'un bonheur mille fois suspendu, Et ce mot si touchant, ce seul mot,ye vous aime , Est peut-être aussi doux que la volupté même.

O ma divinité suprême.

Prolongeons, s'il se peut, des momens aussi courts. Laissons là la vieillesse et tous ses vains discours^. Je foule aux pieds ces biens que le vulgaire envie; Dans tes bras amoureux j'achèverais ma vie Loin du bruit des cités et du faste des cours.

Transportez-moi sous le pôle du monde , Dans ces déserts glacés, où, tout couvert de peaux. Seul, errant tristement dans une nuit profonde, Le Lapon , emporté sur de légers traîneaux, Promène incessamment sa hutte vagabonde^;

Transportez-moi sous l'ardent equateur,

' Edition de 1828 :

Le breuvage envié...

' fivainus , mea Leshia, alqiie aincmus , Rurnoresque senum severiorum Ontnes unius cestirnemus assis.

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