D'UNE NYMPHE, A DIANE
Une vierge chasseresse
Pleurant de laisser les bois,
Append ici son carquois,
Ses traicts, son arc, et sa lesse.
Sa mère Ta condamnée
A rompre son chaste vœu, La liant d'un autre nœu Dessous les loix d'Hymenee.
Mais, ô fille de Latonne,
Qu'encor' réclamer je do}-, Si c'est en despit de moy.
Que tes forests j'abandonne,
Autant qu'au bois favorable, Diane, tu m'as esté, Sois à ma nécessité, Lucine, autant secourable.