Bénédiction du S. Sacrement
Rappelons quelques décrets qu’il est utile de ne pas oublier et faisons connaître ceux qui sont encore inédits. En voici trois relatifs à la bénédiction donnée avec le Saint Sacrement.
Cette bénédiction se donne en silence, car c’est Jésus-Christ luimême qui bénit. Le rite gallican était d’autant plus absurde qu’il invoquait la Trinité tout entière, comme si elle était réellement présente dans l’Eucharistie. Le décret est rendu sous forme de lettre adressée à l’évêque de Troyes.
La bénédiction doit se donner régulièrement après l’oraison qui suit le Tantum er go et non au vers de cette hymne où il est dit Sit et benedictio.
Enfin, pour bénir, le prêtre fait un signe de croix sur les fidèles agenouillés, tandis que l’évêque en fait trois, suivant le rite qui lui est propre pour la bénédiction solennelle. Personne ne peut usurper ce privilège, même pas les réguliers, qui en tant de choses ne sont pas soumis à la règle commune; mais ici il n’y a ni induit ni tolérance possibles. Le décret est rendu pour l 'univers entier : le précédent, au contraire, répondait à une question du diocèse suburbicaire de Sabine.
Orbis. — S. R. C. censuit : Prohibendum esse, prout prohibuit, regularibus, ne audeant in posterum cura SS. Eucharistiæ Sacramento populo